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Violence

10/8/2008 -

Violence

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Je souhaite réagir par un petit article à un certain nombre de conversations que j’ai eu avec diverses personnes sur le sujet de la violence. Je pense en priorité à Kerel et Romain avec qui j’ai eu des débats enflammés ces derniers jours à ce propos.

 

Ces derniers temps, je sens dans le climat social s’intensifier la lutte aveugle et sans discernement contre la violence sous toutes ses formes. Ce discours qui tend à se généraliser, à devenir une véritable norme sociale, présente la violence comme un mal absolu, une extrémité inconditionnellement inacceptable, et pourrai se résumer par cette petite citation bien connue d’Isaac Assimov : « La violence est le dernier refuge de l’incompétence. ».

 

Selon ce discours il semble que l’Homme doit prendre des mesures exceptionnelles pour juguler sa propre violence.


Souvent tout est mélangé au sein d’un discours radical, formant une sorte indescriptible de magma idéologique, attaquant sans discernement, autant dire sans intelligence, toute forme de violence.

 

Ce discours est dangereux. Pour de multiple raisons. Et surtout il est irréaliste, irréalisable et tend à la création d’une utopie absolument insipide. La violence n'est pas un éléments dont on pourrait expurger l'humain, c'est une fatalité qui fait parti de l'Homme autant que de la vie en générale.

 

La violence est partie intégrante de l’existence, la vie elle-même, le processus en soit de l’existence humaine, voir animal est d’une violence parfaitement injuste. N’oublions pas que la fin naturelle de la vie est la mort, et que ce fait même est d’une violence insoutenable pour la majorité d’entre nous. Comment oublier également que le simple fait de vivre constitue une violence pour tout ce qui nous permet de vivre, les animaux que nous mangeons, l’environnement que nous saccageons ou adaptons à nos besoins, nos proches que nous ne manquons de blesser.

 

Comment oublier également que nous ne pouvons nous affirmer en tant qu’individu libre, autonome, sans exercer une certaine violence sur notre entourage ? Et au delà de la simple affirmation de soit qui peut souvent constituer un acte violent à l’égare d’autrui, alors même que c’est un acte des plus sain, comment négliger le danger en soit qu’est l’absence d’affirmation, de confrontation avec l’autre ?  Et finalement ne constatons nous pas chacun dans notre expérience ce que peut nous couter, et surtout couter à l’autre, l’incapacité à exercer une violence mesuré. Pensons à toutes les choses que nous pourrions ne pas dire pour ne pas blesser l’autre, pensons à toutes ces choses du quotidien que nous pourrions retenir pour ne pas froisser l’égo de quelqu’un, d’un ami, d’un collègue, d’un amant. Toutes ces petites vérités que nous discernons et exprimons, qui constitues en soit des actes de violence et qui sont absolument nécessaire à l’établissement de relations saines.

 

La légitime défense est aussi une violence, absolument nécessaire, remettre en cause ce droit serait aberrant, injuste au possible, absolument contraire à l’idée que l’on peut se faire d’un état de droit démocratique.

 

D’ailleurs que dire de la violence exercé par une puissance légitime, tel un état nation comme la France ? Peut on réellement discréditer la violence que l’état exerce de droit sur ses citoyens afin de faire respecter ledit droit, l’ordre publique et le respect de la règlementation ?  Que serait la justice sans le pouvoir dont elle dispose d'infliger des sanction avec une certaine violence ? Nous savons d’instinct que l’état et la légitime violence qu’il peut exercer sont nécessaires à l’établissement et au maintien d’une société civilisé, d’une société de droit démocratique.

 

Tout comme l’est le maintien d’une puissance offensive. Car il est un peu facile d’oublier que nous vivons dans un monde ou la conflictualité ne cesse de s’intensifier depuis une décennie. Un peu facile de reléguer la menace que constituent nos voisins au rang de préoccupation ringarde et passéiste. L'Union Européenne, malgré sont bon vouloir, malgré la communauté d’intérêts qu’elle constitue, reste un rempart bien faible face aux conflits qui nous oppose, nous opposerons naturellement à nos voisins proches et lointains, du Moyen Orient à la Russie, sans oublier la Chine.

 

Pour conclure, la violence est certes un comportement souvent dangereux et inacceptable mais reste absolument nécessaire, tant au maintien de l’intégrité de l’état, de la nation, que de l’individu. Une violence légitime existe belle et bien  et ce à plusieurs niveaux, elle est autant nécessaire à un pays pour maintenir sa société dans les règles qu’il impose, dans la civilisation, qu’a l’individu pour se défendre et s’affirmer au quotidien, pour affronter l’existence.  Enfin la violence semble être une conséquence naturelle et nécessaire à la vie, comme une partie inaltérable de l’expérience humaine, comme un processus indissociable de la vie en société pour un individu.

 

Ainsi j’espère avoir pu éclaircir ma position, je reste convaincu que la violence n’est pas un mal en soit, mais l’une des nombreuses facettes désagréable de l’existence humaine et de la vie en société voir de la vie tout court.

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15/8/2008 - Commentaire sans titre

Posted by Aurelia

Merci pour ton article. Perso je trouve qu'on pourrait tres bien s'en passer.......  Mais ton point de vu est comme toujours, tres interressant.

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