Je souhaite réagir par un petit article à un certain nombre de conversations que jai eu avec diverses personnes sur le sujet de la violence. Je pense en priorité à Kerel et Romain avec qui jai eu des débats enflammés ces derniers jours à ce propos.
Ces derniers temps, je sens dans le climat social sintensifier la lutte aveugle et sans discernement contre la violence sous toutes ses formes. Ce discours qui tend à se généraliser, à devenir une véritable norme sociale, présente la violence comme un mal absolu, une extrémité inconditionnellement inacceptable, et pourrai se résumer par cette petite citation bien connue dIsaac Assimov : « La violence est le dernier refuge de lincompétence. ».
Selon ce discours il semble que lHomme doit prendre des mesures exceptionnelles pour juguler sa propre violence.
Souvent tout est mélangé au sein dun discours radical, formant une sorte indescriptible de magma idéologique, attaquant sans discernement, autant dire sans intelligence, toute forme de violence.
Ce discours est dangereux. Pour de multiple raisons. Et surtout il est irréaliste, irréalisable et tend à la création dune utopie absolument insipide. La violence n'est pas un éléments dont on pourrait expurger l'humain, c'est une fatalité qui fait parti de l'Homme autant que de la vie en générale.
La violence est partie intégrante de lexistence, la vie elle-même, le processus en soit de lexistence humaine, voir animal est dune violence parfaitement injuste. Noublions pas que la fin naturelle de la vie est la mort, et que ce fait même est dune violence insoutenable pour la majorité dentre nous. Comment oublier également que le simple fait de vivre constitue une violence pour tout ce qui nous permet de vivre, les animaux que nous mangeons, lenvironnement que nous saccageons ou adaptons à nos besoins, nos proches que nous ne manquons de blesser.
Comment oublier également que nous ne pouvons nous affirmer en tant quindividu libre, autonome, sans exercer une certaine violence sur notre entourage ? Et au delà de la simple affirmation de soit qui peut souvent constituer un acte violent à légare dautrui, alors même que cest un acte des plus sain, comment négliger le danger en soit quest labsence daffirmation, de confrontation avec lautre ? Et finalement ne constatons nous pas chacun dans notre expérience ce que peut nous couter, et surtout couter à lautre, lincapacité à exercer une violence mesuré. Pensons à toutes les choses que nous pourrions ne pas dire pour ne pas blesser lautre, pensons à toutes ces choses du quotidien que nous pourrions retenir pour ne pas froisser légo de quelquun, dun ami, dun collègue, dun amant. Toutes ces petites vérités que nous discernons et exprimons, qui constitues en soit des actes de violence et qui sont absolument nécessaire à létablissement de relations saines.
La légitime défense est aussi une violence, absolument nécessaire, remettre en cause ce droit serait aberrant, injuste au possible, absolument contraire à lidée que lon peut se faire dun état de droit démocratique.
Dailleurs que dire de la violence exercé par une puissance légitime, tel un état nation comme la France ? Peut on réellement discréditer la violence que létat exerce de droit sur ses citoyens afin de faire respecter ledit droit, lordre publique et le respect de la règlementation ? Que serait la justice sans le pouvoir dont elle dispose d'infliger des sanction avec une certaine violence ? Nous savons dinstinct que létat et la légitime violence quil peut exercer sont nécessaires à létablissement et au maintien dune société civilisé, dune société de droit démocratique.
Tout comme lest le maintien dune puissance offensive. Car il est un peu facile doublier que nous vivons dans un monde ou la conflictualité ne cesse de sintensifier depuis une décennie. Un peu facile de reléguer la menace que constituent nos voisins au rang de préoccupation ringarde et passéiste. L'Union Européenne, malgré sont bon vouloir, malgré la communauté dintérêts quelle constitue, reste un rempart bien faible face aux conflits qui nous oppose, nous opposerons naturellement à nos voisins proches et lointains, du Moyen Orient à la Russie, sans oublier la Chine.
Pour conclure, la violence est certes un comportement souvent dangereux et inacceptable mais reste absolument nécessaire, tant au maintien de lintégrité de létat, de la nation, que de lindividu. Une violence légitime existe belle et bien et ce à plusieurs niveaux, elle est autant nécessaire à un pays pour maintenir sa société dans les règles quil impose, dans la civilisation, qua lindividu pour se défendre et saffirmer au quotidien, pour affronter lexistence. Enfin la violence semble être une conséquence naturelle et nécessaire à la vie, comme une partie inaltérable de lexpérience humaine, comme un processus indissociable de la vie en société pour un individu.
Ainsi jespère avoir pu éclaircir ma position, je reste convaincu que la violence nest pas un mal en soit, mais lune des nombreuses facettes désagréable de lexistence humaine et de la vie en société voir de la vie tout court.
Aujourdhui commence une nouvelle étape de ma vie. Jai décroché un travail, un bon poste, exigeant, dans une belle entreprise. Ce sera un vrai défi pour les mois à venir, il va me falloir répondre aux attentes nombreuses que jai suscitées chez mon employeur.Car aujourdhui, je ne sais pas par quels difficultés je vais encore passer, je ne sais pas si je vais pouvoir assurer ce nouveau travail, si je serais à la hauteur en somme. Enfin, lincertitude se réduit à savoir si je vais bien men sortir vis-à-vis de mon boulot, ce qui est toujours beaucoup mieux que de me demander comment payer mon loyer !
Alors aujourdhui je célèbre la transition, la fin dune période difficile par de nombreux aspects. Il me semble que mon cheminement vers cette nouvelle situation à été long, douloureux, pavé de doutes, dincertitudes, parfois même de désespoir. Alors je suis heureux ce soir, heureux de pouvoir tourner la page, heureux de pouvoir regarder derrière et de me dire que jai tenu malgré tout, que jai fait les bons choix et que toutes les difficultés que jai traversé, tous les efforts que jai accompli on fini par payer.
Quel soulagement ce soir, de savoir quenfin je ne vais plus me demander comment men sortir avec mon bailleur, avec ma banque, avec les dettes que jai contracté depuis quelques temps. Quel soulagement que de ressentir la certitude dun avenir stable, dun avenir à Paris, dans mon appartement, et je crois aussi dun avenir meilleurs, un avenir qui sera exigent avec moi et qui me poussera à aller de lavant, à progresser dans ma vie. Aujourdhui cest une page qui se tourne, ma vie souvre sur des perspectives complètement nouvelles, que je naurais jamais imaginé il yun an.
Quel joie aussi den arriver là, de pouvoir sentir que les choses saméliorent enfin ! Jaimerai aussi ici, remercier toutes les personnes qui mont aidé et soutenu depuis des mois, je penses à Hamza qui ma été dun grand soutien moral, à mon père grâce à qui jai pu obtenir un stage (sans lequel je naurai sans doute pas pu décrocher un travail), à Mme Pelissier dAdecco qui ma encouragé pendant ces trois derniers mois et qui ma donné les conseils les plus utiles, à Laurianne aussi pour son soutien, et aux autres anciens qui mon écrit un petit mot. Et à ceux qui cherchent encore comment sen sortir, tous mes encouragements !
Pour ceux que ça intéresse, jai donc obtenu un poste dAssistant au sein dune PME spécialisé dans les formations en langues étrangères. Un poste qui demandera polyvalence, rigueur et autonomie. Sur trois axes principaux : Travail sur la bureautique qui comprend autant le classement de linformation que la création de documents, Accueil de la clientèle physique et téléphonique, avec traitement en autonomie pour tout ce qui ne nécessite pas dintervention de la direction, Enfin, lassistance à proprement parler, avec gestion dagenda, gestion des salles de formation, suivis de dossier etc
Daprès ce que je sais aujourdhui je peux déjà dire que ce ne sera pas du 35h, cest un travail qui demandera beaucoup dinvestissement de ma part, on ma fait miroiter des primes, jajoute aussi que cest une entreprise qui dispose dun espace fumeur ce que japprécie énormément, pour le cadre, les bureau sont proche de chez moi dans un beau quartier de Paris, dans un belle immeuble, avec une exposition plein Sud à travers des fenêtres de belles dimensions.
La directrice de cette entreprise mest apparue dés notre premier entretien téléphonique comme quelquun de très directe et dintègre, je pense que ce sont des qualités très appréciables. Elle ma aussi semblé exigeante, et même certainement maniaque sur certains aspect de son travail, et cest aussi quelque chose que japprécie car cest avec des gens exigent quon apprend et quon avance dans la vie.
Bref ! Il me semble que les choses sont bien partie pour moi dorénavant. Jimagine que ma vision de cette entreprise et de ce travail va rapidement évoluer et je ne manquerai pas de vous faire part de mes réflexions sur le sujet.
Depuis quelques années nous voyons se multiplier les messages du type « Halte à la discrimination », « La discrimination est illégale », etc Nous entendons de plus en plus régulièrement des associations sélever « contre la discrimination ». Ce message martelé sans fin par les institutions, par les associations et par de plus en plus de politiciens, relayé à grand coup daffiches dans le métro, de clips à la TV ou à la radio, par tous les média finalement, est en train de sinscrire profondément dans notre société. Il me semble que cette campagne est efficace, le message semble bien passer, même si évidemment, cela ne résout pas le problème soulevé, puisquau mieux, ce message donne une légitimité de plus en plus généralement accepté aux victimes de la discrimination -ce qui nest pas plus mal, convenons en.
Cette campagne présente cependant un défaut particulièrement grave. Elle a créé un « mot fourre-tout », répandant la confusion dans les esprits. En effet la discrimination, en soit, na rien de répréhensible, cest dailleurs lun des premiers processus mentaux à lorigine de lintelligence. Cette campagne apparaît alors comme un parie extrêmement risqué, une campagne qui est train de pervertir le sens même du mot discrimination et qui ce faisant risque bien de porter atteinte à lintelligence elle-même.
Alors soyons claire : La discrimination répréhensible, illégale, cest la discrimination qui se base sur des critère raciaux ou sexuels, pour le reste, la discrimination reste un processus indispensable pour agir avec discernement et intelligence. Il est très important de bien marquer la différence entre la discrimination aveugle basée sur des critères aberrant que notre société à décidé de rejeter et la discrimination comme processus de lintelligence, processus de sélection.
Le processus de discrimination prend en compte des critères qui pour la plupart nous reste inaccessible, plongés au cur de notre inconscient, comme une forme de réflexe de la pensée, formé en fonction de notre expérience. Cest certainement pour cela quil est si difficile de lutter contre les discriminations raciales ou sexuelles, parce que le processus qui lengendre est loin dêtre objectif, quil trouve ses racines au cur de notre esprit, et quil nous reste extrêmement difficile et souvent très douloureux de tenter de modifier linfrastructure même de notre pensée, les prémisses et les postulats sur lesquels elle se base.
Alors même si cette campagne poursuit un objectif admirable il faut espérer quelle ne ferra pas de la discrimination un concept dénué de son sens premier, réduit à son sens légale le plus péjoratif. Espérons également que la discrimination en soit ne devienne pas lobjet dune chasse aux sorcières aveugle. Espérons que nous pourrons continuer à discriminer sur les critères qui nous conviennent.
Notre société interdit, a bon escient, la discrimination se fondant sur des critères de race, de sexe, de sexualité, cest certes une bonne chose mais restons tout de même méfiant à légard dune campagne qui saxe sur un message unique et particulièrement réducteur. Ne laissons pas lidée que « la discrimination cest pas bien » sinstaller au seins de notre société.
Aujourdhui le baril de Brut atteint les 130 dollars. Jentends par ici et par là, les pécheurs qui demandent des subventions, une histoire de chèque essence pour les salariés Alors on me dit : « cest plus possible, le gouvernement doit faire quelque chose » (entendu sur Europe 1 aujourd'hui - témoignage d'un auditeur).
Allons. Soyons réaliste, le prix du pétrole ne va pas se mettre à diminuer brusquement. Le gouvernement pourra baisser les taxes, mais ce ne sera quun sursis de quelques années au mieux, quelques mois au pire.
La dure vérité cest quon arrive au bout du rouleau. La dure réalité cest quil va falloir nous adapter au nouveau paradigme économique. Lénergie va devenir un bien extrêmement chère dans les années à venir, en particulier les énergies qui servent aux transports individuel. Alors quoi, on baisse les taxes et on ferme les yeux ? Suicidaire !
Comprenez bien, vivre à 45 km de son travail, avec deux enfants dont lécole est à 8 km de la maison et une femme qui travaille à 32 km du domicile Cest terminé, ce ne sera plus possible. Chacun devra se rapprocher de son travail afin de pouvoir sy rendre par des moyens de transport collectif ou par des moyens individuels qui ne consomment pas de carburant fossile, soit le cheval, le vélo, etc
Imaginez dés lors que toute lorganisation du territoire et de la société qui y vit va devoir sadapter à la disparition progressive mais inéluctable de lénergie bon marché quétait le pétrole. Les changements seront radicaux, et certainement fort désagréable pour tous le monde.
Alors je crois quil est temps de reconnaître les faits pour ce quils sont : la fin de lénergie démocratique. Il est temps de commencer la phase dadaptation, darrêter de rêver à la solution miracle et de commencer la grande réorganisation de notre territoire et de notre mode vie, réorganisation qui sera dautant moins violente quelle aura commencé tôt.
Japprends aujourdhui que notre bon gouvernement, dit « libérale », a le projet dinterdire les Happy Hours et les Open Bar A première vue je me dis que notre gouvernement à une dent contre les fêtards et de manière générale contre les murs légères. Après linterdiction du tabac dans les lieux festif, on sen prend à lalcool, alors à quand linterdiction pur et simple de la vente dalcool me dis je ? Sûrement jamais, nous aimons trop notre bon vin, mais il semble clair que la législation deviendra de plus en plus répressive.
En y réfléchissant un peu plus je vois quon interdit aussi les OGM, les boissons sucrées dans les lycées, on fait afficher des messages davertissement sur les publicité pour la pseudo nourriture, on interdit progressivement lusage du tabac, on sattaque à lalcool, on sen prend à lamiante, on limite la recherche dans le domaine des manipulations de lembryon et des cellules souche, on dégage les « étranger-sans-papiers-voleur-de-travail-pour-bons-citoyens » (travaux dont dailleurs personne ne veux en France), etc etc etc La liste pourrait prendre plusieurs pages
Alors quoi me dis je ? Est-ce que tout cela à un sens ? Quel rapport entre linterdiction du tabac dans les bars et la limitation des recherche en bio ingénierie ? Le rapport, je pense, cest la volonté déviter les risques. Je crois que cette politique va à lencontre du libéralisme économique soit disant mis en avant par notre gouvernement, une politique libérale, privatisant à tour de bras, réformant le droit social, ouvrant à la concurrence des secteurs qui jusquici était considéré comme des monopole de lEtat Nation, mais derrière une politique de la peur du risque, une politique de stagnation socioculturel, de stagnation scientifique et technique, une politique de la gestion du déclin finalement, une politique de la sûreté publique.
Probablement que les choses ne sont pas aussi simple, quelque pars je pense que la gouvernance Française répond à des courants sociologiques varié. Parce que je sens tout de même dans le discourt et même certains actes de Sarkozy une forte volonté de progrès, une volonté de réforme libéral, courant porté par une frange de la société qui souhaite continuer sur la voie du progrès technique, qui conserve la volonté de faire de la France un pays à la pointe de la technoculture mondialisé. Soppose à ce courant il me semble, une forme de volonté de sécurité, de confort, voir de conformisme, une sorte dassurance que tout se passera bien, comme si cétait possible, une volonté décarter tout risque au profit dun mode de vie perçu comme étant le must du progrès social Joserai dire, une volonté qui sapparente à un refus de la violence du monde et de la vie en générale, de la dureté ontologique de lexistence humaine. Un refus de plus en plus poussé de la violence du réel.
Aujourdhui, je me demande jusquou ira cette volonté dassurer le risque de léxistence, jusquou ira la répression des « comportement à risque », des produits dangereux pour la santé mental ou physique. Jusquoù ira un gouvernement prétendument libéral pour protéger ses citoyens deux même ? En tout état de cause nous en sommes déjà arrivé à linscription dans notre constitution du « principe de précaution », attaque la plus grave aujourdhui contre la liberté et lexpérimentation créative.
Alors je pousse un crie de révolte ! NON à la limitations des risques, nous devons continuer chaque jour à risquer notre peaux en sortant de chez nous pour aller travailler, nous devons continuer de risquer à chaque instant notre existence pour pouvoir la vivre pleinement et sans regret. Je suis totalement contre toute mesure visant à déresponsabiliser lindividu face aux risques quil peut prendre.
Rester en mouvement ! Toujours ! Restez en mouvement !
Jen profite aussi pour affirmer que nous nexpurgerons pas notre société de la violence que porte lHumain en particulier et la vie en générale. Nous pouvons toujours la cacher, lintérioriser, la rendre vidéo-compatible, mais nous ne la supprimerons pas, car la violence, la cruauté même de lexistence, sont nécessaire à la vie et à sa dynamique. Cette volonté que je sens latente dans notre société, cette volonté déviter le risque, de supprimer la violence, décarter la cruauté du monde, dexpurger lHumain du « mal », ne nous mènera qua une existence insipide et stagnante.
« Libérez vous de la mort, et entrez dans un monde sans conscience.
Libérez vous de la cruauté, et entrez dans un monde sans justice. »